Petit bilan d’un voyage de 10 mois en Amérique centrale

A ma grande satisfaction, je suis rentré en France pour l’été. Je n’étais jamais parti si longtemps à l’étranger, loin de mon Nord, de mes amis, de ma famille, de mes habitudes françaises. Ma première impression lors de mon retour : « ça fait du bien de rentrer ! ». Et ma seconde, « quand est-ce que je repars ? ». Je suis beaucoup attaché à la France et je ne peux pas imaginer une vie sans elle. J’ai besoin que l’on se retrouve régulièrement pour des périodes assez longues. Cette fois-ci, je resterai 4 mois en France avec de repartir en Amérique latine.

Vol au dessus de Mexico

Je ne suis définitivement plus un touriste

L’organisation mondiale du tourisme définit le tourisme comme « un déplacement hors de son lieu de résidence habituel pour plus de 24 heures mais moins de 4 mois, dans un but de loisirs, un but professionnel (tourisme d’affaires) ou un but sanitaire (tourisme de santé) ». Primo, je pars plus de 4 mois, et secundo, je me considère plutôt comme un résident temporaire. En 10 mois, j’ai finalement visité peu de lieux touristiques. Je suis tout de même allé à Tikal, au Lac Atitlán, à La Antigua, fait l’ascension de plusieurs volcans, visité les ruines mexicaines de Teotihuacan… J’ai même passé un après-midi avec un groupe de touristes près de Oaxaca ! Mais finalement, cela représente très peu d’activités touristiques pour une période de 10 mois. Ma façon alternative de voyager s’affirme de plus en plus : vivre en immersion dans une colocation avec des autochtones pendant plusieurs semaines à plusieurs mois, en faisant régulièrement des excursions régionales, de plus en plus sur des lieux insolites ou méconnus.

A Teotihuacan, sur la pyramide de la Lune

A Teotihuacan, sur la pyramide de la Lune

Lagune de Bacalar

Dans la lagune de Bacalar, « pueblo magico » mexicain

Pyramide à Tikal

Une des grandes pyramides de Tikal, au Guatémala

J’ai appris l’espagnol et le parle correctement

Je n’ai malheureusement pas appris l’espagnol pendant mon cursus scolaire. Avant de partir en Amérique latine, j’ai décidé de prendre quelques cours d’espagnol à Bruxelles. Mais je n’ai pas été assez assidu. J’ai aussi pris quelques cours au Guatémala et cela m’a permis de beaucoup progresser. Après 10 mois, je me sens de plus en plus à l’aise avec la langue, et je sais très bien que 3 mois n’auraient pas suffit. J’utilise encore très peu le subjonctif, fait encore quelques erreurs avec mes verbes irréguliers et manque de vocabulaire, mais l’on ma régulièrement félicité de mon niveau et ça fait plaisir. Je compte continuer l’apprentissage et peut-être encore prendre quelques cours. D’ici 2-3 ans, je veux être bilingue ou presque.

Le Sol Latino, à Xela

Le « Sol Latino », école d’espagnol à Xela, au Guaté

J’ai fait beaucoup de rencontre et j’ai plein de nouveaux amis

Que ce soit à Xela ou à DF, j’ai fait beaucoup de rencontres. J’ai plusieurs endroits où être accueilli, des amis pour aller faire la fête, pour travailler ensemble sur des projets professionnels. J’ai aussi une petite amie mexicaine, avec qui nous testons une séparation géographique de 4 mois. Pas facile… Je suis sorti beaucoup et fait des soirées de fiesta inoubliables. Je me rappelle notamment d’une soirée chez mon ami Eben, ou sans mentir, y était représenté plus de 20 nationalités ! Et j’étais le seul français 🙂 J’ai même assisté à la première piñata de mon pote Mikaël, sur fond de Gojira.

Sommet du Santa Maria

La troupe des gangsters de Xela, sur le sommet du Santa Maria

Mes activités sur internet ont passé un cap

Avec mes blogs Kalagan.fr, Voyageurs du Net, mes activités de webmaster indépendant et ma SARL lilloise, je commence à pouvoir vivre décemment de mes activités et à pouvoir investir un peu. Je pense avoir dépassé le seuil de pauvreté ! Je conserve un mode de vie minimaliste, peu dépensier et décroissant sur certains aspects. De bonnes perspectives donc pour continuer à vivre comme un nomade.

Les prochains projets de voyage

Pour pleins de raisons, j’ai envie de retourner au Mexique et au Guatémala. J’ai donc acheté un billet aller-retour. Retour en terres latines prévues en Octobre, une fois que le potentiel de beau temps en France sera épuisé. Je partirai encore sans date de retour, et continuerai peut-être, cette fois-ci, mes voyages vers le sud de l’Amérique.

Ma vie se déroule toujours comme une grande aventure. J’ai quelques voyages au long cours en tête, quelques projets à long terme qui mûrissent, mais rien qui ne pourrait entraver à ce jour ma liberté.