Fait-il bon vivre à Munich ?

Selon un sondage réalisé par le cabinet Mercer, acteur international majeur du conseil en ressources humaines, Munich serait en 2011, la 4ème ville la plus agréable du monde. 39 critères ont été pris en compte dont l’environnement, le logement, la qualité des soins de santé et leur accessibilité, les transports en communs, l’éducation… Je vous livre dans ce billet mes premières impressions sur la troisième ville d’Allemagne après ce speed travel de 3 jours et 2 nuits. Le cabinet Mercer a-t-il raison ? Fait-il bon vivre à Munich ?

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Au retour de notre road trip en Croatie, j’ai proposé à mes parents que nous nous arrêtions à Munich. Mes parents ont dormi dans un hôtel, quant à moi, j’ai été hébergé chez un couchsurfeur. Les hôtels en Europe sont assez cher (on peut malgré tout trouver en Europe de l’Est des prix plus raisonnables : un hôtel à Prague à partir de 25 euros par exemple) et j’ai plutôt l’habitude de loger en couchsurfing ou bien eu auberge de jeunesse pour faire des économies.

Premier bon point : les vélos

Avec tous les vélos qu’on y rencontre, Munich a quelques allures d’Amsterdam. Je suis un fervent partisan des transports en commun et des transports dit « doux ». J’ai quasiment développé une haine contre la voiture personnelle et me suis engagé à ne jamais en posséder. Si un jour cela m’arrive, ce sera une voiture partagée par plusieurs personnes, dans le cas d’une colocation décroissante à la campagne par exemple. Trop de voitures dans une ville, ça pollue l’air, l’environnement sonore, c’est mauvais pour la santé et ça diminue l’espérance de vie (lire cet article), ça gâche la beauté des villes, c’est cher et pour finir, ça rend con (clin d’œil aux écolos des années 70). Avec tous ces vélos, pistes cyclables, parcs et jardins, ça ne m’étonne pas qu’on soit heureux à Munich. Métro, train (une sorte de RER allemand), tram et bus forment les 4 zones et les 16 rings du gigantesque réseau munichois.

Réseau de transport en commun munichois

Réseau de transport en commun munichois

2ème point positif, cette fois-ci plus personnel : en 2 journée à Munich, j’ai vu autant de piercing à la lèvre que depuis le jour où je me suis fait faire mon « anneau de jeunesse », il y a 12 ans de cela. Un petit détail qui me rapprochent un peu plus des munichois.

Munich, c’est beau, c’est vivant

Malgré les trop nombreux travaux entamés dans le centre-ville, les rues de Munich sont joliment agrémentées de vieux monuments, de statues, de fontaines… Voyez par vous-même :

La ville est aussi très verte et arborée. Elle est traversée par l’Isar. A certains endroits, notamment au parc « Englisher Garden », la ville se transforme en station balnéaire de forêt. On s’y croirait à la plage. D’ailleurs j’aurais bien voulu tenter quelques descentes de rivières en “body surf”. Les Allemands qui s’y apprêtaient avaient l’air de bien s’amuser.

Un coin de nature en pleine ville

Un coin de nature en pleine ville

Au soir, je me baladais seul dans Munich pour m’inspirer de son ambiance nocturne et trouver quelques concerts. Après 15 minutes de marche, j’entendis au loin un concert live de pop-rock allemand. 2 guitares, 3 voix, 1 basse et une batterie suffisent à mettre l’ambiance dans un jardin de Munich, près d’une fontaine et à faire couler à flot la bière locale, cette fois-ci en cannette consignée. Le groupe de rue qui m’a le plus marqué est celui dont les sons et les couleurs m’ont rappelé, au beau milieu de l’Europe, les chaleurs d’Afrique de l’Est. 3 musiciens jouaient sur des xylophones construits avec des bouts de bois et des gouttières une musique typiquement africaine, teintée de rythme reggae : Ramunzida. 2 chanteuses au sourire d’un blanc éclatant les accompagnaient. L’ambiance africaine se repend à la vitesse du son et le large public était conquis. « It was a beautiful day ! ». Je n’ai pas terminé la soirée très tard et suis rentré chez mon couchsurfeur vers 22h, il avait du travail sur soir là. Il fallut qu’un orage, accompagné d’une pluie de grêlons (nous étions le 2 août) se lève subitement et vienne me tremper en quelques secondes alors qu’à peine 500 mètres me séparaient de mon abri pour la nuit. Plus de rire que de mal, et un grand merci à Matthis pour son accueil. Voilà un hôte que je recommande fortement à Munich.

A Munich, on s’en met plein la panse !

L’Allemagne, et tout particulièrement Munich, est bien connue pour ses choppes de bière. Il est rare de trouver des bières de 33 cl et la pinte de 50 fait quasiment l’unanimité. J’ai aussi vu de nombreuses choppes d’un litre. Les bières sont assez goûtues mais ne dépassent pas les 5-6 degrés d’alcool. Lorsqu’on connaît bien les bières de Belgique et de Flandres française, on n’a rien à envier à Munich si ce n’est cet amour partagé pour la bière. Je me suis régalé à Munich, notamment au Donisl, où pour 8,95 euros, je me suis repu d’un demi-jarret de porc, accompagné d’une quenelle et d’une salade de pomme de terre. Ce fut vers 14h mon second et dernier repas de la journée. N’hésitez pas à agrémenter votre plat de moutarde sucrée et de moutarde au curry, un vrai délice, réservé aux grands mangeurs. Bonne appétit !

Jarret de porc munichois

Jarret de porc munichois

Je suis donc bien d’accord avec l’étude du cabinet Mercer : il fait bon vivre à Munich. Ces 2 jours m’ont donné envie d’en savoir plus sur cette ville, que je ne connais que très peu alors que j’ai vécu de nombreuses années à quelques heures en voiture de l’Allemagne.

Et vous, avez-vous déjà vécu en Allemagne, plus particulièrement à Munich ?