Ma deuxième feria de Béziers

Je viens tout juste de rentrer d’un petit road-trip de 10 jours dans le sud de la France, du coté de Béziers. Rien de telle qu’une bonne féria à Béziers pour interrompre un mois complet de vie rythmée par le travail sur internet, la bonne hygiène alimentaire et le jogging. J’y ai rejoins dans un premier temps mon parrain et ma tante, dits les hippies, pour un gros week-end de remise à niveau festive. Par la suite, direction centre de Béziers chez ma cousine pour 5 jours de féria. J’enfile mon t-shirt spécial féria et mon écharpe rouge : me voilà prêt pour les bodegas.

Feria de Béziers

Un peu d’histoire

En tant que Bray-Dunois, je pratique le carnaval de Dunkerque depuis mon plus jeune âge. Je connais donc bien les fêtes de rue et m’intéresse souvent à leurs histoires. Les ferias sont des fêtes locales castillanes, anciennement des foires agricoles, où des corridas et des courses de taureaux étaient organisées. Aujourd’hui à Béziers, il a toujours des corridas organisées dans les arènes. Sans corridas, ces festivités ne pourraient pas être appelées ferias. Il a un programme d’animation avec plusieurs spectacles équestres, défilés, spectacles de flamenco, concerts, …

Quelques spectacles

Je n’ai pas participé aux corridas, pour des raisons éthiques, mais aussi par ce qu’il faut réserver à l’avance, et s’acquitter d’une particpation parfois élevée. Un spectacle équestres interrompu par la pluie, un spectacle de Flamenco pas très génialissime, un défilé brézilen plutôt agréable à regarder, et quelques concerts dont le Collectif métissé dont je ne préfère pas me vanter d’y avoir assisté … Bref, rien de très folichons pour les spectacles. J’ai plutôt passer mon temps dans les bodegas.

Les bodegas

Les bodegas sont des bars en plein air, en caves, sur des places ou dans des ruelles étroites. On y passe de la musique festive et un peu paillarde : “la vache, la vache”, “Dans un verre à ballon”, … On y danse les derniers tubes dance de l’été, on y boit de la bière pression en gobelet et parfois, on y voit quelques streapteseuses. J’y ai retrouvé l’ambiance dunkerquoise, avec quelques mini-chahuts et une touche méridionnale. A consommer sans modération, jusqu’au bout de la nuit.

Retour caniculaire

Après ces 10 jours à Béziers, où j’ai passé pas mal d’après-midi avec ma petite cousine de 3 ans, au bord de lacs ou de rivières pour baignades et bronzettes, je commençais un peu à fatiguer. Pas de bol, je suis rentré à Angers en covoiturage le jour du summum de la canicule, où lors de notre échange de covoiturier à Toulouse, il y faisait 45 degrès. Un journée de route bien éprouvante, récompensé à 1h du matin, par une bonne douche froide et un vrai lit.

La prochaine fois, je crois que je m’attaquerais aux ferias de Bayonne, qui sont apparemment les plus réputées, quoique, on ne dit jamais deux sans trois.