1 mois dans un orphelinat en Afrique, au Kenya

1 mois dans un orphelinat en Afrique, au Kenya

orphelinat afrique kenyaJe ne suis pas prof, je ne parle pas kiswahili, mon anglais est très moyen et pourtant, j’ai travaillé dans un orphelinat au Kenya pendant plus d’1 mois, en tant que volontaire. J’ai ainsi déterré mes anciens souvenirs de maths, perfectionné mon anglais au quotidien, discuté de sujet très intéressant avec des professeurs cultivés et drôle, découvert l’ambiance de l’éducation africaine et participé à une expérience de vie kenyane unique. C’est ainsi que j’ai terminé mon voyage de 3 mois au Kenya en apportant humblement une aide concrète à la population locale.

Comment ai-je trouver cet orphelinat africain ?

Avant de partir au Kenya, et pour mon deuxième long voyage en Afrique, je voulais impérativement m’impliquer socialement et participer à un projet dans l’éducation, l’humanitaire ou le solidaire. Dans le cadre de l’association que je lance dans le domaine de la formation à l’étranger, je voulais mettre un premier pas en classe avec des élèves. Je me suis donc rendu sur le site internet de Workaway et cherché une mission au Kenya. Le volontariat est un bon moyen de réaliser des séjours linguistiques et de se sentir utile à l’étranger. Je voulais aussi être en ville : la banlieue de Nairobi était parfaite pour cette nouvelle expérience. Bingo ! En quelques clics, je trouvai un projet à Kayole, discutai par email avec Peter, le directeur, fixai les modalités et confirmai les dates.

Travail contre logement et nourriture :

Workaway est un site internet qui permet de travailler et voyager, tout en étant hébergé et nourri. J’ai donc été hébergé chez Peter, au Donholm, à 10 minutes en bus de l’orphelinat de Patanisho, subtown de Kayole. Je participais au frais pour les repas du matin et du soir et pour les commodités de l’appartement (douche, electricité, …), à hauteur de $1 USD par jour. Je travaillais du mardi au vendredi à l’orphelinat et sans aucun horaire, sur le blog de Lynsi Love pour trouver d’autres volontaires. Le week-end, je revenais dans le centre de Nairobi ou partais en expédition aux lacs Naivasha ou Magadi par exemple.

bus-kayole

Voici le bus que je prenais pour aller à l'orphelinat

Une superbe ambiance pour un orphelinat très « rustique » :

L’aspect de l’orphelinat surprend dès la première visite. Il est construit à la main en tôles de ferrailles et le sol n’a aucun revêtement. On y trouve 2 bureaux, 3 classes, une cuisine et une chambre. Parmi les 60 élèves pour la plupart orphelins (certains sont monoparentaux ou juste très pauvres), seules 6 filles vivent sur place. Je fus accueilli comme un prince, avec une cérémonie, des chansons, une mini pièce de théâtre, un poème en français, un Fanta, … Peter a même prononcé le mot « Miracle » ! Un accueil très émouvant, terminé d’un discours bafouillé en anglais, se limitant à quelques blagues pour détendre l’atmosphère. Les élèves portent tous l’uniforme. Ils sont très souriants et fort studieux. C’est eux qui me demandaient des devoirs. Franchement, RIEN à voir avec une classe française. Au Kenya, et plus généralement en Afrique, les élèves ont une réelle soif d’apprendre et ont beaucoup de respect envers les professeurs, qui transmettent le Savoir. Il y a une vrai culture du livre, qui suit les élèves jusqu’à leur domicile. Compte tenu de mon niveau en anglais, le premier cours fût un peu difficile. Et petit à petit, les suivants furent de plus en plus agréables. Le vocabulaire de classe et celui des mathématiques est facile à acquérir et en quelques heures, j’étais à l’aise avec mes élèves, je les faisais participer au cours, leur apprenais des mots en français, nous rigolions à mes blagues, … Cette expérience fût vraiment un plus inestimable dans mon voyage !

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Le staff de Lynsi Love

ckasse oprhelinat kenya

Ma classe, équivalent 3ème

1 mois plus tard, nous organisions une petite fête pour mon départ, accompagnée d’une remise de « diplôme » pour mon intervention. Avec l’équivalent de 10 euros, nous mangions tous ensemble des beans, des chapitis et des épinards. C’était la fin des examens trimestriels. Tous mes élèves ont eu la moyenne à leur examen de mathématiques et pour chaque classe, des cadeaux furent offerts aux meilleurs élèves. Quelques adolescents congolais prirent les djembés et Marcy, une orpheline qui vivait avec nous chez le directeur, organisa une danse africaine avec ses amis, à laquelle je participai sous les fous rire de la foule. Je quittai alors l’orphelinat avec une boule au ventre et dis mes adieux à tous les élèves et à tout le staff. Ce jour fut exceptionnel car Peter nous annonça que de nouveaux volontaires allaient venir d’ici quelques semaines, objectif que je m’étais fixé avant de partir.

diplome professeur kenya

La remise de mon diplôme de professeur volontaire

Participer à un programme de volontariat dans un orphelinat africain est une expérience très enrichissante, que je vous conseille vivement. Bien sûr, je vous invite à contacter celui de Kayole et à recueillir plus d’information sur leur blog ou me contacter par email. Et si vous voyagez dans un autre pays, vous trouverez votre bonheur sur des sites internet comme Helpx ou Workaway.

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1 mois dans un orphelinat en Afrique, au Kenya :
11 commentaires

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  • Julien dit :

    Je vois que ce fut une très belle expérience ! Et dieu sait qu’il y a du travail à faire en Afrique surtout à Nairobi où la richesse cotoie l’extrême pauvreté dans des limites indécentes !

    • Kalagan dit :

      Déja qu’en France les limites sont indécentes (49 milliardaires pour 15% de la population sous le seuil de pauvreté), alors au Kenya, je n’ose même pas regarder les chiffres !

  • Beau projet! Félicitations! ça fait des années que je me dis que je vais le faire et ce n’est tjs pas le cas! Allez, je m’engage pour 2013!

  • Bonjour,

    tu as certainement vécu là une expérience particulièrement enrichissante.
    A te lire et à voir l’état d’esprit de tes élèves, il en ressort que c’est plutôt nos élèves qui auraient à apprendre de ces écoliers…

  • Wouah, c’est une vraie expérience de vie que tu as vécu là. C’est vraiment bien je trouve. Comme quoi tout est possible même sans les « diplômes » nécessaire. En tout cas bravo :)

    • Kalagan dit :

      J’ai un DEUG MIAS, Maths Informatique Appliquée aux Sciences, option Informatique. Mais en réalité, l’option que j’ai faite est « maths ». J’ai le niveau pour faire des cours de maths sans problème, avec quelques révisions quand même pour les niveaux fin lycée. Par contre, pour la pédagogie, j’ai appris sur place !

  • angelarmor dit :

    Bonjour

    je souhaiterais égallement faire de l humanitaire en Affrique dans un orphelinat mais impossible de rentrer en contacte avec une personne.

  • Bonsoir,
    Pour l’avoir vécu, participer à un projet à vocation solidaire en voyage est une aventure humaine enrichissante qui ne laisse pas indemne…
    Cela t’a-t-il donné envie de réitérer ce genre d’expérience dans d’autres pays ?

    • Kalagan dit :

      @Nathalie
      Tout à fait ! Si j’ai la possibilité de retravailler pour un projet solidaire dans un pays d’Amérique latine (ma prochaine destination), je n’hésiterai pas !

  • Magnifique expérience je suppose.
    Et voir que des enfants veulent réellement apprendre et voient l’école comme une bénédiction ça me fait vraiment plaisir.
    De mes expériences scolaires en France, tout le monde se moque de ceux qui veulent apprendre, qui posent des questions au professeur etc. Personne ne veut travailler ni apprendre, et il n’y a que peu de reconnaissance pour le professorat.

    Et aider des personnes qui n’ont pas les mêmes conditions qu’en France mais qui se démènent pour y arriver, ça doit vraiment être bien.
    Le départ a dû être dur…

    Je ferai sûrement une période d’aide pour une asso, en Europe de l’Est ou en Asie du Sud-Est, où je vais cet hiver.

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