Promenade sur le volcan Pacaya, près d’Antigua

Ancienne capitale guatémaltèque, Antigua est devenue avec Tikal, le centre touristique le plus important du pays. Cette ville coloniale fondée par les espagnoles est inscrite sur la liste du patrimoine mondiale de l’UNESCO. J’ai passé quasiment une semaine dans cette ville charmante et très colorée. Ce fut une très bonne occasion pour redécouvrir le voyage en solo, faire des rencontres de voyageurs et continuer à travailler mon espagnol. Je me suis également offert une expédition sur un volcan alentour : le volcan Pacaya.

Volcan Pacaya

Quelques bons plans à Antigua pour loger et manger pas cher

Cet article n’est pas voué à vous raconter mon séjour à Antigua, mais je ne pouvais pas passer à côté de l’occasion de vous présenter l’auberge dans laquelle j’ai passé mes nuits. Après 2 heures de recherche d’un hôtel pas cher dans la ville, je trouve enfin mon bonheur dans une petite auberge familiale : Los Encuentros. Située au numéro 60, 7a Avenida Norte, cette auberge aux tarifs très convenables (après négociations pour plusieurs jours, j’ai payé 6 euros la nuit alors que la plupart des chambres d’hôtels coûtaient plus de 15 euros la nuit) est très bien décorée, dispose d’une cuisine, de plusieurs douches avec eau chaude et d’un accueil très chaleureux. Pour la petite histoire, la première nuit, après une soirée passée avec des voyageurs belges, lorsque j’ai voulu rentré à l’auberge, je n’avais ni noté le nom, ni l’adresse de l’auberge. J’ai bien dû essayer une trentaine de serrures avant de me résoudre, par chance, à dormir dans un dortoir pour guatémaltèques, encore ouvert. Ce n’est que le lendemain matin, après un rapide passage dans un cybercafé, que je retrouvais l’adresse de l’auberge. Antigua est une ville labyrinthique et lors de votre voyage au Guatémala, si vous y séjournez, je vous conseille fortement de bien noter l’adresse de votre hôtel, ainsi que d’analyser le fonctionnement de la numérotation des rues. Cette histoire a bien fait rire mes hôtes, mes compagnons belges ainsi que tous les guatémaltèques à qui je l’ai racontée 🙂

Los Encuentros à Antigua : la maison d'Irène

Los Encuentros à Antigua : la maison d’Irène

Et voici les bons plans que j’ai pu découvrir dans la ville :

  • Allez manger au marché, à l’Ouest de la ville ! Pour à peine 2 euros, vous aurez un repas complet, riche en légumes, avec un peu de viande en sauce et une boisson comprise ;
  • Au milieu de l’avenue Alameda de Santa Lucia, en face du marché, vous trouverez une cantine guatémaltèque où l’on peut manger des plats traditionnelles du Guatémala : « La comida typica economica ». Le pépian y était très bon ;
  • C’est à Antigua que j’ai mangé mes premières empanadas argentines : un délice ! Rendez-vous dans la rue 5a Calle Poniente, près du parc central.

Préparer son expédition pour Pacaya

Mes ascensions du Mont Kenya et du Mont Cameroun, mes promenades sur les flans du Santa Maria ou de Chicabal le montre bien : j’aime les volcans. Et le Guatémala est le parfait endroit pour faire des ascensions. On m’avait déjà dit avant que j’arrive à Antigua que l’ascension du Pacaya était un incontournable de la région. J’ai donc discuté avec plusieurs agences de voyage à Antigua, comparé les tarifs, demandé quelques informations sur les guides… Avec un groupe de 2 salvadoriens, de 3 belges et de 2 italiens, j’étais parti pour 100 quetzales tout compris (soit environ 10 euros)  en début d’après-midi pour le volcan Pacaya.

Les paysages lunaires et volcaniques de Pacaya

1 petite heure de bus depuis Antigua, 1h30 de marche pour atteindre le cratère et 30 minutes pour redescendre. J’étais très en forme ce jour là, j’ai discuté et blaguer avec tout les touristes, avec les locaux qui nous suivez en cheval-taxi, et surtout, en espagnol avec le guide officiel, Lionel, payé Q150 pour 2-3h de travail (il le faisait environ 2 fois par jour), et membre de l’association éco-touristique Asovolpa. J’ai appris ce jour là une expression latine : « Parecer como un rey de Francia » 🙂

Les "cabarellos taxi" de Pacaya

Les “cabarellos taxi” de Pacaya

Dépassé les 2000 mètres d’altitude, les paysages sont grandioses : au loin, si le ciel est dégagé, on aperçoit le pacifique, les volcans alentours, un partie de Guatémala City (14 millions d’habitants, 24 zones) et l’on marche au bord et sur des coulées de lave séchées, encore chaudes selon les endroits. Il est même possible dans certaines petites crevasses de faire cuire des chamallows. Le volcan était constamment actif entre 2006 et 2010.

Vue sur l'horizon depuis Pacaya

Vue sur l’horizon depuis Pacaya

Coulée de lave du Pacaya

Coulée de lave du Pacaya

Cratère du volcan Pacaya

Cratère du volcan Pacaya

Alors que j’interviewais le guide près du cratère, ce jour-là inaccessible, le groupe s’en allait en prenant un peu d’avance. Quelques minutes plus tard, on entamait ensemble une descente rapide du flanc, en courant. Pratique un peu casse-gueule mais très drôle. Bonnes chaussures exigées !

Un dernier conseil : Lionel m’a indiqué qu’il avait des guides non-officiels qui emmenaient des touristes à des endroits interdits par les sismologues. Une touriste avait d’ailleurs fait une mauvaise chute la semaine précédente avec l’un de ces faux guides. L’ascension d’un volcan en activité n’est pas une promenade bénigne. Vous devez IMPÉRATIVEMENT être accompagné d’un guide officiel, qui se sera au petit matin fraîchement renseigné sur les recommandations des sismologuesura et qui sera quoi faire en cas de danger.

Je suis bientôt de retour au Guatémala pour aller travailler avec les Alliances Françaises de Guatémala City, et un petit tour aux environs du Fuego, volcan le plus actif d’Amérique centrale, me dit bien.

Et vous, avez-vous déjà mis les pieds sur un volcan actif, au Guatémala ou ailleurs ?