Toucher le RSA à l’étranger, c’est possible !!!

Qui n’apprécierait pas de vivre du RSA à l’étranger, dans un pays pas cher au soleil, sous les cocotiers pendant que des millions de concitoyens se tuent à la tâche pour vous payer vos vacances prolongées ? Toucher le RSA à l’étranger, c’est possible, tout comme il est possible de toucher le RSA quand on a moins de 25 ans, quand on travaille ou quand on est entrepreneur ! Voici un article pour le moins provocateur qui explique, en toute légalité bien entendu, qu’il est tout à fait possible de toucher le RSA depuis l’étranger.

RSA

Toucher le RSA depuis l’étranger ?

Un ami rsaste, intéressé par un de mes projets de voyage, m’a donné envi de creuser la question. Ce serait un bon moyen pour lui de voyager gratuitement. En effet, sur une période de 3 mois, en Inde par exemple, prix du billet d’avion compris, un bon routard s’en tirerait pour moins de 3 RSA, et pourrait même faire des économies !

Je savais déjà qu’il était possible de percevoir les assedic à l’étranger (sous-réserve de n’y rester qu’au plus 35 jours). Et puis d’un autre coté, je pourrais aussi être succeptible, dans ma carrière d’indépendant, de toucher le RSA pour compléter mes revenus, s’ils ne s’avéraient pas suffisants.

Ce qu’en disent les textes officiels :

Vous vous doutez bien que de telles informations ne sont pas faciles à dégotter. Mes recherches, ainsi que mes quelques interviews de rsastes m’ont dirigé vers l’affirmation suivante : on peut toucher le RSA à l’étranger durant 3 mois maxi par an. C’est en effet ce que dit le texte officiel :

« Pour bénéficier du RSA, il faut une résidence stable en France métropolitaine, c’est-à-dire résider en France métropolitaine au moins 9 mois sur 12 ; il n’y a pas d’antériorité de résidence. »

On peut aussi lire :

« Certains cas exceptionnels de personnes en séjour à l’étranger plus de 3 mois seront pris en compte. »

Dans quelques cas ? Dans le cas d’une activité indépendante domiciliée en France par exemple ? Impossible d’en savoir plus …

Ce qu’en dit la presse :

En 2010 un article qui est paru dans le monde cite le témoignage d’un rsaste parti travailler 3 mois (92 jours exactement) en Espagne :

« […] C’est très peu pour vivre seul. J’ai la chance d’avoir des parents pour me loger, me soutenir et faciliter mon existence, mais pour les moins fortunés, ce doit être une angoisse perpétuelle. Pour ma part, ne trouvant pas de travail en France (malgré des recherches très actives), je suis parti à Valence, en Espagne. Avec beaucoup de chance, j’y ai trouvé un CDD de 3 mois. Selon la loi, si l’on travaille à l’étranger moins de 92 jours, on peut conserver l’allocation. J’ai donc pu garder les 400 euros, cumulés à mes 1 050 euros de salaire espagnol. Cette opportunité m’a permis de vivre confortablement en Espagne. […] »

Mais qu’en est-il vraiment ?

En réalité, il y a 2 types de rsastes :

  • ceux qui sont suivi par pôle-emploi, avec rendez-vous réguliers, conseillère, …
  • ceux qui sont plus ou moins « tranquilles » (travailleurs précaires, entrepreneurs, anciens rmistes, …)

Dans le premier cas, il faudra soit prendre son congé entre 2 rendez-vous (s’ils sont espacés de 3 mois, ça ira), soit en parler à son conseiller en envisageant de quitter la France 3 mois pour travailler depuis l’étranger.

Dans le second cas, il faudra juste veiller à ne pas dépasser la limite des 92 jours par an.

Alors, qui a dit que seuls les salariés pouvait partir en vacances ?

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