Toutes les villes ont une âme

Je reçois aujourd’hui Faouzane du blog Mouton Break. Tout comme moi, Faouzane est un ancien salarié d’une SSII (serait-ce d’ailleurs aussi chez Aramis ?) et vie aujourd’hui dans un pays étranger, tout en travaillant sur internet. Il nous sensibilise sur l’âme des villes du monde dans lesquelles il a vécu. Un sujet ma foi fort intéressant, qui me parle beaucoup. J’ai en effet vécu entre quelques semaines, quelques mois voire quelques années dans des villes bien différentes. Pour chaque nouvelle ville, la découverte est toujours intéressante et les ressentis différents.

Toutes les villes ont une âme

Un nomade digital a pour principal avantage de pouvoir travailler depuis l’étranger et voyager. J’ai eu l’occasion d’expérimenter ce mode de vie. Habitant à Rio de janeiro, je suis allé visiter la ville de Natal, puis Fortaleza (dans l’état de Céara) et enfin Canoa quebrada (à une heure de fortaleza). Je vous passe les détails du voyage, car je vous parler d’une découverte que j’ai faite durant ce voyage.

Toutes les villes sont uniques

J’ai appris (ré-appris) que toute les villes ont une âme. Oui, une empreinte. Je m’explique : j’avais déjà entendu ce discours quelque part (probablement dans un truc sur Arte). Mais au cours de ce voyage j’ai eu l’impression que toutes villes avaient une empreinte unique, qui fait que après 10 minutes à marcher dans la rue, on sait sans pouvoir se tromper dans quelle ville on est.

L’exemple le plus marquant pour moi est Fortaleza où j’étais déjà allé il y a 4 ans. Je suis arrivé en bus, au petit matin, après 7h de trajet NATAL – FORTALEZA. Je dormais pendant le trajet, et quand j’ai ouvert les yeux, j’ai tout de suite reconnu à la fenêtre la ville : le style des maisons, le côté reposé et tranquille des gens.

Comment définir l’empreinte d’une ville ?

C’est un exercice difficile et totalement subjectif. Pour autant il y a des traits qui sont très caractéristiques d’une ville. Qu’on le veuille ou non, les souks et démarcheurs font partie de ce qui défini le Caire. Hong-kong ne serait pas Hong-Kong sans sa démesure, ses étrangers (touristes et expatriés) et ses gratte-ciels.

Une ville c’est aussi le bruit qu’elle fait, les sons, les odeurs. Lisez ici l’interview d’un aveugle qui a voyagé dans plus de 62 pays. Il parle de comment il découvre les villes. Je me souviens avoir lu quelque part sur son site officiel, qu’il était capable de reconnaitre n’importe qu’elle ville à son odeur et sa musique.

Après avoir lu cet article, je me suis demandé, quelle était l’empreinte des villes que j’ai visité au Brésil.

Les villes brésiliennes

Fortaleza : Une âme de ville tranquille. Logée en bord de mer, elle a une odeur de sel, mais pas trop prononcée. Elle a des fruits de mer aussi, mais ne rechigne pas les haricots. Ses habitants ont le pas léger et aiment aller à la plage à la moindre occasion.

Rio de janeiro : Samba, plage et fête. C’est une ville animée et remplie. Elle respire la joie de vivre. On y respire de la chaleur mélangée à de la pollution, on est agressé par sa foule multicolore et pourtant unie. On sent sourdre une énergie festive, qui n’attend que la moindre excuse pour exploser (qui a dit carnaval ?).

Et les autres ?

Même si je suis amoureux, je ne renie pas mes origines !

Lutèce : Paris est une ville particulière car elle à deux âmes. Une le printemps – été et une autre à l’automne – hiver. Quand il fait beau, on a l’impression d’être dans une ville festive, presque latine. Les gens sont dehors, ils se promènent, ils vont dans les parcs, ils flirtent. Bref ils vivent.

L’automne par contre, vous trouverez une ville calme, froide, presque vide. Tout le monde reste chez soi, tout le monde est froid dans les contacts. Les bâtiments hausmaniens en deviennent presque beaux, se dressant dans la grisaille. Vous y retrouverez aussi l’odeur d’un croissant, au détour d’une boulangerie, ou d’une crêpe aux environs de Montparnasse. Et n’oublions pas les bottes des parisiennes, qui fleurissent en hiver, autant que les jupettes l’été.

Mais oublions Paris, et allons à Abidjan, capitale de la Côte d’ivoire. C’est une ville côtière et lagunaire. On y retrouve l’empreinte d’une ville africaine, animée, chaleureuse, presque explosive. Les bâtiments à moitié modernes, des décors changeants d’une rue à l’autre. Une population dynamique et fière. Des quartiers très bruyants, de la musique partout dans la rue.

Et vous ?

Voilà donc quelques villes que j’aime, pour leur atmosphère différente, pour ainsi dire unique. Ce sont des villes où je me verrai vivre et travailler. Avez déjà ressenti cela ? Quelle est l’âme de votre ville ?

Si ce blog était une Ville, qu’elle serait son atmosphère ?
Ce serait intéressant d’ouvrir une discussion dans les commentaires, sur les villes que vous avez le plus aimé et sur leur âme !

L’avis de Kalagan

Chaque ville est unique, et si vous me demandiez dans laquelle je préfererais vivre, la réponse serait très difficile à trouver. Entre le coté paisible d’Angers et de son centre ville piéton, la beauté d’Amsterdam, de ses canaux, de ses vélos, les ruelles du Vieux-Lille et de ses bars très différents les uns des autres, la folie de Nairobi et de sa vie nocturne, l’extravagance de Londres, … Ma prochaine découverte sera Bruxelles, que je connais déjà un peu mais pas assez. Pour découvrir une ville dans son ensemble, rien de tel que d’avoir un vélo pour s’y ballader l’après-midi au soleil (à part quand il y a trop de circulation). Ensuite, il faudra se promener dans chaque quartier intéressants pour pouvoir s’y inspirer de son ambiance, de sa population, de ses spécialités, …